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Aulas : "A pleurer de rage"

Samedi soir, à l’issue du match nul obtenu par Lyon face à Rennes, Jean-Michel Aulas est venu à la rencontre des médias. Le président de l’OL a joué les pompiers de service et tenté d’éteindre un début d’incendie.

Comme un malaise. Pas un seul joueur lyonnais n’a daigné venir faire face aux médias samedi soir après le match nul contre Rennes (1-1). Ce qui a déclenché la colère des journalistes et notamment d’un reporter de France 2 qui n’a pas manqué de le faire savoir à Aly Cissokho. Le défenseur gauche qui sur ce coup là, a un peu payé pour le reste de son équipe a répliqué (brève altercation filmée par les nombreuses caméras présentes). Quelques minutes plus tard, Jean-Michel Aulas s’est présenté en zone mixte pour tenter de sauver les meubles.

Aucun joueur n’a souhaité s’exprimer après ce match nul face à Rennes…

Jean-Michel Aulas : Les joueurs sont forcément déçus. Si ce n’était pas le cas, après ce résultat, ça ne serait pas normal. Quand vous menez au score, que vous avez de nombreuses occasions et que vous vous effondrez physiquement en seconde période, c’est qu’il y a eu trop d’efforts dans la gestion de la semaine. Ce qui nous a empêché d’être la hauteur face à cette équipe de Rennes. Il faut faire preuve d’humanisme et comprendre que la déception est tellement forte, qu’ils n’ont pas souhaité venir l’exprimer.

Il s’agit du deuxième coup dur de la semaine après cette défaite à Madrid…

L’élimination à Madrid est logique. Face à une équipe du Real que je place parmi les favoris de cette Ligue des Champions, on a vu la différence de niveau. Par contre, lorsque vous jouez à Madrid le mercredi, que vous rentrez à quatre heures du matin le lendemain, et que vous disputez le samedi un match décisif pour le titre, c'est plus compliqué… Nos craintes se sont vérifiées. On a clairement été pénalisé par ce deuxième match en trois jours. Pour en revenir à ce match contre Rennes, ce résultat est embêtant. Lorsqu’on mène 1-0 à domicile, en supériorité numérique, on n’a pas le droit de se faire rejoindre et de ne pas gagner. C’est à pleurer de rage. On a pris un sacré coup sur la tête.

Un mot sur la nouvelle prestation incolore de Yoann Gourcuff ?

Je ne l'ai pas trouvé plus en difficulté que d'autres. Il fait des matches en fonction de son niveau actuel. Moins bon que le niveau qu’il a pu avoir dans le passé. Certes, ce n’était pas un match exceptionnel et Yoann n’a pas été exceptionnel mais il n’a pas été incolore.

Le titre s'est-il envolé ?

C’est possible. Six points de retard (sur Lille) à dix journées de la fin c'est beaucoup. Le titre ne s'est pas envolé mais le pourcentage de chances d'être champion est moins grand qu’il ne l’aurait été après un succès contre Rennes. Une équipe qui était largement à notre portée. Ceci dit, il faut avoir la lucidité de ne pas tirer d’analyses définitives. Il faut se souvenir, par le passé, nous avons connu des retournements aussi impressionnants.

Avez-vous peur que votre équipe ne réussisse pas à se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions ?

Les apprentis sorciers sont de retour ! (Rires) Ne posez pas toujours des questions négatives ! Il faut relativiser. On a la possibilité de terminer sur le podium pour la quinzième année consécutive. Ce qui n’a jamais été fait. On n’a pas peur de ne pas terminer dans les trois premiers. Désormais, il faut tenter de faire une analyse objective de le situation et remobiliser le groupe.

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