Braillard
© tim douet

Braillard, irrité, veut changer les instances du football

Le secrétaire d'État aux Sport lyonnais Thierry Braillard est monté au créneau dans le journal L'Équipe pour réclamer "des réformes" des instances françaises de contrôle du football professionnel. L'élu est irrité par l'imbroglio autour des cas de Luzenac et Lens, qui ont défrayé la chronique ces dernières semaines.

Il veut "des réformes". Thierry Braillard, le député lyonnais devenu secrétaire d'État aux Sports a décroché son téléphone au cœur des vacances du gouvernement, pour dire son irritation au journal L'Équipe (voir ici, lien payant).

Le déclencheur ? Les affaires incompréhensibles qui entourent deux clubs de football. Luzenac d'une part, petit club ariégeois dirigé par Fabien Barthez, qui a gagné la saison dernière sa montée en Ligue 2. On remonte le fil : premier épisode, la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) refuse d'accorder la licence pro au club pour des motifs économiques. Deuxième épisode, le tribunal administratif de Toulouse donne raison au club qui avait intenté un recours en justice. Dans un troisième temps, la DNCG revoit son jugement et accorde la licence professionnelle. Le club peut donc monter en L2 ? Non, car vendredi 8 août la Ligue de football professionnel (LFP) a refusé la montée du club pour absence de "stade aux normes". Et le feuilleton n'est pas terminé puisque Luzenac va faire appel devant le tribunal administratif et demander la suspension du championnat de Ligue 2.

Lens interdit de recruter

L'autre club qui donne des sueurs froides aux patrons du foot français cet été, c'est Lens. La DNCG a refusé deux fois la montée en Ligue 1 du Racing club, avant que le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) ne la déjuge. Finalement on a appris dernièrement que le club artésien était bien autorisé à monter d'un étage, mais était "provisoirement" interdit de recruter de nouveaux joueurs.

"Pas question de toucher à la DNCG, mais..."

C'en est assez pour Thierry Braillard, qui explique ce qu'il veut changer : "Il n'est pas question de toucher à la DNCG, mais des réformes s'imposent", pense-t-il. Il esquisse plusieurs pistes : "La première serait d'arrêter les comptes au 30 mars (au lieu du 30 juin), ce qui laisserait le temps aux instances d'examiner toutes les situations. La deuxième piste, que je privilégierais, serait de renforcer la licence club. Une équipe doit savoir dès la fin de la saison si elle est capable de jouer à l'échelon supérieur. Enfin, la troisième piste serait de simplifier les procédures." Comment ? En spécialisant "un seul tribunal administratif en France pour juger tous les litiges sportifs. (...) Il faudrait passer par une loi pour modifier les compétences territoriales et la procédure actuelle."

Thierry Braillard s'est en revanche montré réservé sur la possibilité de créer un tribunal arbitral du sport.

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