Bastia OL / AFP
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Naufrage à Bastia pour un OL qui sombre dans la crise

Dominateurs mais très rarement dangereux, les Lyonnais ont de nouveau péché dans la finition ce samedi à Bastia, concédant une nouvelle défaite (1-0). La barre semble difficile à redresser pour Bruno Genesio, dont les joueurs voguent en eaux troubles depuis trois mois.

Lyon tient son cap... de relégable, faisant état du pire bilan des équipes de Ligue 1 sur les dix derniers matchs. Samedi, face à de solides Bastiais, les hommes de Bruno Genesio ont encore manqué de réussite devant les buts, d'ambition aussi, pour finalement se faire surprendre après l'heure de jeu. S'il est vrai que les déplacements en terre insulaire sont toujours difficiles à négocier, notamment pour le club rhodanien, ce n'est pas avec leurs deux frappes cadrées en 90 minutes que les Lyonnais pouvaient espérer un résultat.

Solide comme un Corse

Le déplacement s'annonçait particulièrement chaud pour des Lyonnais au bord de la crise. Cela en dépit des absences et du changement d'entraîneur corses. Et dès l'entame, on se dit que la planche de salut va être mince pour les Gones, quand, au penchant revanchard du Sporting Bastia, s'ajoute la ferveur de ses supporters et la détermination de ses joueurs. L'électricité est palpable en tribune, une semaine après un match à Guingamp suivi de nombreuses polémiques d'arbitrage. Et une première étincelle met le feu aux poudres quand Corentin Tolisso tacle sévèrement Coulibaly par-derrière (30e).

Le public d'Armand-Cesari semble transmettre sa gnaque aux joueurs corses. Très organisés en défense, les locaux opérent en contre, laissant à des Lyonnais encore peu inspirés la possession, stérile, du ballon. Après une première période marquée par un manque d'ambition offensive des Gones, Genesio fait entrer Clément Grenier, en remplacement de Jordan Ferri, pour forcer le destin et le verrou corse. Mais quand ça ne veut pas...

Leçon de réalisme

Après un bon début de seconde période (merci Grenier) marqué par la première frappe cadrée de l'OL (à la 56e minute !), les visiteurs ne parviennent toujours pas à trouver la réussite qui les fuit face aux cages. Une malchance relative qui se double d'un manque criant d'application, comme l'illustre parfaitement cette triple occasion conclue par une frappe hors cadre de Tolisso. Tout l'inverse de Bastia et Brandao qui dix minutes plus tard (69e) marque son troisième but en Ligue 1 en cinq frappes cadrées cette saison. L'ancien attaquant de Saint-Étienne vient sanctionner des Lyonnais décidément peu en veine devant le but.

Comme pour valider ce constat, Alexandre Lacazette manque en fin de match un nouveau face-à-face avec Jean-Louis Leca, l'impressionnant portier du Sporting. Bastia réalise le hold-up parfait et punit donc Lyon sur une leçon de réalisme - malgré 73 % de possession et plus de 600 passes réussies l'OL n'a cadré que deux frappes. "Nous n'avons pas donné l'impression de pouvoir marquer", commentait Jean-Michel Aulas après la rencontre. Dernier de Ligue 1 sur les 10 derniers matchs, son OL pourrait tomber dans la deuxième partie de tableau ce dimanche si Rennes ne s'impose pas contre Bordeaux.

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2 commentaires
  1. FEFI - lun 1 Fév 16 à 16 h 11

    Ho là ce n'est pas moment, avec tout ce qu'il faut rembourser pour le grand stade, hein!

  2. grandlyonnaise - lun 1 Fév 16 à 18 h 13

    Le businessx plan du stade a été construit sur un mirage - noraml que les espoirs ne soient pas au rendez vous !

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