OM-OL : l'arbitre Stéphane Lannoy témoigne

Interview.

Lyon Capitale : A l'issue de la rencontre, Hatem Ben Arfa évoquait des " pressions " sur l'arbitrage. Pouvez-vous nous raconter ce qu'il s'est passé à la mi-temps du match entre Marseille et Lyon ?

Stéphane Lannoy : Je suis rentré tranquillement dans le couloir qui menait aux vestiaires. A un moment donné, Jean-Michel Aulas a lancé cette phrase en l'air " Il faut que ça s'arrête, c'est inacceptable ". Je vous avoue que je n'y avais pas prêté attention, car je ne savais pas que ces paroles s'adressaient à moi. Je pensais qu'il discutait avec un dirigeant marseillais. Mais, je me suis retourné, en demandant à Monsieur Aulas " C'est à moi que vous vous adressez ? ", " Oui oui, en effet " m'a t-il répondu. Et puis c'est tout, je suis rentré dans mon vestiaire, point final. Maintenant, il ne faut pas non plus exagérer. Je précise que le président Aulas était bien dans le couloir.

Vous n'avez pas cherché à aller plus loin ?

Non, cela n'aurait été d'aucun intérêt. A la mi-temps, j'ai besoin de souffler et de me reconcentrer pour attaquer la seconde période. Je ne vais pas passer mes quinze minutes de pause à discuter des litiges.

Justement, avez-vous dialogué au terme des 90 minutes ?

Pas du tout. Il n'est pas venu me voir aux vestiaires. Je ne comprends toujours pas la raison de ses propos. J'ai visualisé les 45 premières minutes dans le train en rentrant, je ne vois pas pourquoi crier au scandale. J'aurais pu comprendre si je m'étais trompé plusieurs fois.

Cet épisode vous a t-il influencé pour le reste du match ?

Pas du tout, il m'en faut un peu plus que cela. Par contre, je tiens à préciser que ce genre de réaction n'a pas lieu d'être lorsqu'on est président de club et quelqu'un de responsable. Il n'y a pas de message à faire passer à ce moment là du match. Pour ma part, le vestiaire est toujours ouvert à la fin d'une rencontre pour venir discuter lorsqu'on est courtois et poli. Hier, Monsieur Aulas n'a pas été impoli, mais ce n'est pas quelque chose à faire à la mi-temps.

Propos recueillis par Vincent Serrano

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