Jean-Michel Aulas
© Tim Douet

PSG, Thiriez, LFP : Jean-Michel Aulas envisage "d'aller jusqu'au bout"

Interrogé ce dimanche, à l'issue de la large victoire de son équipe féminine contre Arras (14-0), Jean-Michel Aulas a répondu au président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez (lire ici). Le président de l'OL assure être "dans son bon droit."

Le président de la LFP estime que vous essayer d’intimider l’adversaire…

Jean-Michel Aulas : Le président Thiriez lorsqu’il prend ses propres décisions, il doit les assumer. Tout le monde sait que ce qui est en jeu n’est pas un problème entre l’OL et le PSG. C’est un souci de gouvernance. Un joueur du PSG et de l’OM ont exprimé un certain nombre d’insultes. L’argumentation déployée devant le CNSOF, qui n’aurait pas dû être saisie immédiatement, par les parties y compris la LFP, semble être de dire que des images avaient été amplifiées par les médias. Il y a eu donc une transaction pour que le PSG et l’OM retirent leur décision de boycotter une chaîne de télévision et en contrepartie, il y a eu une réduction des peines au détriment des autres équipes. C’est dommage que, pour une raison politique, les deux clubs concernés arrêtent de boycotter un média. Je suis très à l’aise pour ne pas prendre en compte les reproches formulés par le président de la Ligue car je suis dans mon bon droit et je mets l’accent sur quelque chose qui ne s’était jamais fait depuis vingt-cinq ans que je siège à la LFP. Cela ne devrait plus se reproduire.

Vous êtes vice-président de la Ligue, Frédéric Thiriez président, comment pouvez-vous continuer à travailler ensemble ?

Rien ne vous dit que nous allons continuer à travailler ensemble.

Envisagez-vous de démissionner ?

Écoutez, on verra les choses telles qu’elles vont se passer. De toute façon, il y a les réformes de gouvernance qui sont en cours. Puis, je pense que cette affaire ne fait que commencer. On verra ce qui doit se passer. Vous savez, lorsqu’on appelle individuellement les gens alors qu’on doit réunir un bureau de la Ligue et qu’on dit que le bureau a été réuni et que Jean-Michel Aulas a voté contre alors qu’il n’a pas été interrogé à ce sujet… On peut véritablement se poser certaines questions. D’ailleurs, à ce que j’ai pu comprendre, le président de la Fédération française de football (FFF) n’a pas été convoqué à ce bureau. Je pense qu’il y aura des explications à avoir. Mais je n’admets pas qu’on me fasse des reproches qui sont injustifiés et qui démontrent un manque de connaissance du terrain et de la gestion des clubs.

Quitte à agacer, vous irez jusqu’au bout ?

Je n'ai, pour moi, aucune ambition de traiter les affaires de la Ligue. Je l’ai déjà exprimé, j’ai eu à gérer le G14 (groupement des plus gros clubs européens), je suis vice-président de la Ligue, je suis président de mon club depuis 28 ans, et évidement mon ambition est de faire en sorte qu’on puisse grandir à travers l’esprit des clubs plutôt que des gérer des institutions. Comme ce n’est pas ma tasse de thé, je vais faire en sorte que le droit soit poussé au bout. Et que l’on puisse s’exprimer librement en particulier vis-à-vis des médias, ce que j’ai toujours fait depuis je suis dans le football.

Vous n’avez-vous pas peur que votre action porte préjudice à l’image de votre club ?

Mais ce sont les gens du PSG qui disent ça et ça m’insupporte au plus haut point. Soit vous vous couchez devant l’argent et devant ces « relations obscures » ou alors vous exprimez les choses. Moi, j’ai choisi la parole. Vouloir brader la bonne image contre le bon droit, cela n’a jamais été ma façon de faire que ce soit dans le football ou dans les affaires. J’ai toujours fait en sorte d’exprimer les choses de manière claires.

Retrouvez l'intégralité de cette interview sur notre site dédié à l'OL : www.olympique-et-lyonnais.com
1 commentaire
  1. grandlyonnaise - dim 3 Mai 15 à 19 h 58

    C'est moi que j'ai les sous piqués aux contribuables, donc c'est moi qui ai le pouvoir donc le pouvoir d'écraser tout le monde et d'arroser tout le monde rien à foutre du reste, je suis prêt à tuer père et mère pour gagner des sous et vendre au prix fort ce que j'ai volé aux contribuables Ben voyons !

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