Réveillère : "Je ne suis pas un fouteur de m...."

Chaque mois, un joueur de l’OL se prête au jeu des questions décalées de Lyon Capitale. Après Michel Bastos en septembre, Mathieu Bodmer en octobre, c’est Anthony Réveillère qui passe sur le grill. Extraits. (Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans Lyon Capitale en vente actuellement chez votre marchand de journaux)

Lyon Capitale : Il se murmure qu’entre vous et François Clerc, votre concurrent au poste de latéral droit, ce n’est pas l’amour fou...
Anthony Réveillère : Oui, je ne vais pas démentir. Même si je ne souhaite pas rentrer dans les détails. Je connais l’histoire, je ne vais pas mettre de l’huile sur le feu. C’est comme ça. Je fais ce que j’ai à faire. Après ce qui me fait rire, c’est lorsqu’on me dit que j’ai peur de la concurrence ou que je la fuis. On a même dit que je voulais partir à cause de cette concurrence. Alors que c’est faux !

Clairement, vous avez envie de jouer à votre poste de prédilection. C’est-à-dire à droite ?
Lorsque je suis arrivé à l’OL, Paul Le Guen m’a choisi pour jouer à droite et à gauche. C’était clairement défini. C’est un entraîneur que j’apprécie énormément car j’ai fait mes débuts avec lui à Rennes. A l’époque, ça ne me dérangeait pas trop de jouer sur les deux côtés même si je pensais que mon avenir était à droite. Ma première saison à l’OL a été très difficile par rapport aux blessures et à l’acclimatation. Sur la deuxième saison, j’avais une revanche à prendre par rapport à moi-même mais surtout, je voulais rendre la pareille à Paul Le Guen. C’est pour cela, que j’étais disposé à jouer à droite ou à gauche. Les entraîneurs qui ont suivi se sont dit que je pouvais jouer de partout mais pour moi, ça ne rimait plus à rien. De jouer un coup à droite, un autre à gauche, un autre d’être sur le banc des remplaçants, franchement au bout d’un moment ça m’a saoulé. Puis je me suis blessé en jouant à gauche. Psychologiquement, c’était dur. Car c’est à droite que j’apporte le plus. J’en ai donc parlé directement avec le coach.

Cette décision est à double tranchant. Cela aurait pu être mal perçu par l’entraîneur, les dirigeants...
Certes mais moi je dis ce que je pense. Après si ça dérange, on me met sur le marché et on me dit : “Antho, on ne veut plus de toi et on te vend”. Ce n’est pas un problème. J’estime que ce n’est pas un choix égoïste dans la mesure où je suis persuadé que je suis plus utile pour l’équipe en évoluant à droite. A gauche, je peux dépanner mais vraiment au dernier recours. Ça ne me dérange pas d’en parler franchement, de soulever des tabous, de parler des sujets qui fâchent. Au contraire, c’est quelque chose qui me plaît. Je ne suis pas “un fouteur de m....”, mais à un moment donné, il faut se dire les choses, si on veut avancer.

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans Lyon Capitale en vente actuellement chez votre marchand de journaux. Vous pouvez également lire Lyon Capitale en cliquant ici.

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